Bignol Swing … un remède à la mélancolie


Comptoir du jazz. 30/05 – Par Annie Robert

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Le hasard fait parfois bien les choses…. Que faire pour terminer la soirée de départ de la solitaire du Figaro ? Musique ? Pourquoi pas… Comptoir du jazz ? Allons y….. Habillés de blancs, chaussures pointues, banane rockabilly, barbe de bûcheron canadien, ces quatre-là vous sautent aux yeux avec bonheur.Le Bignol swing envahissait hier soir la scène du Comptoir du jazz et ça sentait bon la danse et le rythme endiablé. Mélange heureux de jazz à la django, de déconnade, de rire et bonne musique, voilà un moment de plaisir que l’on ne peut refuser. Adieu les grognons, adieu le moral en berne, adieu la grisaille. Trois guitares agiles, qui alternent improvisations et pompes manouches frénétiques avec une belle virtuosité, et une contrebasse rieuse  composent ce quatuor de choc. Une amie accordéoniste vient  sur certains morceaux, rajouter ses  improvisations déliées à leur délire. Entre standards de jazz, clins d’oeils à l’Italie et à l’Espagne, petites chansons anciennes revisitées (Rina Ketty et son « j’attendrai toujours » hilarant ), pastiches et grosses bêtises, pas un instant d’ennui. Et en plus,ils chantent mais oui, en duo, en solo, à quatre voix harmonisées, de fort belle façon…c’est toujours gai, enjoué, amusant plein d’humour. Ils se définissent eux-mêmes comme «  du Polyphorire et mise en swing : une alchimie entre Django et les frères Jacques, entre les Inconnus et les Andrews Sisters (en hommes…). » D’ailleurs,on rit beaucoup et on danse aussi, le parquet du comptoir du jazz se remplit petit à petit de danseurs convaincus et heureux. Ca gigote du mollet, ça tournicote, ça virevolte, ça se dandine. On a des fourmis plein les pieds. Bien sûr les quatre compères ne vont pas révolutionner le monde du jazz, ce n’est sûrement pas leur but, mais la musique qu’ils proposent , est de la belle ouvrage, plus que simplement agréable, elle nous redore le moral, nous lisse les problèmes, nous rétablit le sourire, nous aère les neurones, bref fait corps avec la vie. Bon sang ce que ça fait du bien !! Courrez y vite si vous croisez leur chemin, ils sont à eux seuls un remède à la mélancolie.

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Nola’s news # 51

par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Tout se fête à la Nouvelle Orléans et ce week end, ce sont … les huîtres ! Le week end prochain, ce sera la tomate. Et bien sûr, comme à Nola on est amateur de bonnes choses, durant tous ces événements, on mange bien, on boit bien et tout ça, en musique.

Oyster Festival

Oyster Festival

Le long du Mississippi, une multitude de stands sont dressés où l’on peut acheter des huîtres, du vin et autres cocktails et bien entendu, déguster le tout en écoutant les orchestres qui se succèdent chaque heure sur la grande scène érigée et où les gens se pressent et s’assoient confortablement sur leurs fauteuils pliants. Nous retiendrons la superbe prestation de groupe de Corey Henry.

Corey Henry & Funktet

Corey Henry & Funktet

Cet excellent tromboniste-chanteur a littéralement mis le feu. Du funk bien sûr (on est à New Orleans) et les spectateurs venus en famille dansaient devant la scène. C’est simple, c’est toujours la fête à Nola ! Corey Henry que l’on rencontre souvent dans les clubs était visiblement heureux de voir l’ambiance qu’il mettait.

Corey Henry

Corey Henry

C’était donc une très bonne fin d’après-midi. Pour le reste de la soirée, c’est encore au Maple Leaf que nous nous rendions pour écouter ce merveilleux saxophoniste qu’est Khris Royal.

Khris Royal

Khris Royal

Khris est un surdoué du saxophone alto. A Nocca (célèbre high school musicale), il était déjà 1 des 3 leaders de sa promotion avec le pianiste Johnathan Battiste et le tromboniste Troy ANdrews (Trombone Shorty) … excusez du peu. Que de bons musiciens autour de lui. Danny Abel, excellent dans ses chorus de guitare, Beck Burger, très bon aussi dans ses interventions à l’orgue ou aux claviers, Alvin Ford, en temps que métronome à la batterie et enfin le formidable bassiste, Max Moran (The Bridge Trio, Donald Harrison …).

Max Moran

Max Moran

Le répertoire ? du funk. Des compositions endiablées de Khris qui faisaient danser l’assistance venue en nombre et décidée à passer une bonne soirée. Et ce fut le cas. Khris ne joue pas à l’économie. Il ne prend pas de chorus car il joue sans arrêt et les morceaux durent environ 20 minutes. Un 1er set d’1h15 et un second d’autant. Du funk de grande classe pour une prestation hors du commun.

Khris Royal

Khris Royal

Absolument génial ! Dommage que ça se termine…

Nola’s news # 50

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

C’est au « Maple Leaf » qu’une fois par semaine, le formidable batteur Johnny Vidacovich invite 2 amis à partager la scène.

Johnny Vidacovich

Johnny Vidacovich

Et, cette fois-ci, c’est l’excellent contrebassiste/bassiste Chris Severin

Chris Severin

Chris Severin

et le trompettiste-pianiste-organiste, Nicolas Payton qui étaient ses hôtes.

Nicolas Payton

Nicolas Payton

Nicolas Payton n’utilisait que peu sa trompette, quelques fois en la tenant d’une main et en jouant du Fender Rhodes de l’autre. Mais, quand il la prenait, c’était un vrai bonheur et il nous offrait 3 ou 4 chorus magnifiques. Il partageait le reste du temps entre le Rhodes et l’orgue.

Nicolas Payton

Nicolas Payton

Et, si on le connaît mieux à la trompette, il faut vraiment le découvrir aux claviers car il excelle encore dans ce domaine. Johnny Vidacovich laisse toujours l’initiative à ses invités pour le choix du répertoire, même s’il prend à son compte 2 ou 3 morceaux qu’il chantonnait d’ailleurs.

Johnny Vidacovich

Johnny Vidacovich

Chris Severin excellait lui aussi à a basse à 4 cordes puis à 6. Il réalisait de magnifiques interventions et chantait par moment les notes qu’il jouait.

Chris Severin

Chris Severin

Nicolas Payton faisait des merveilles à l’orgue et le répertoire se concentrait sur ses thèmes ainsi que sur quelques standards. Si le 1er set était cool, le second était plus enlevé et se terminait sur un « when the saints … » qui faisait réagir les quelques 50 spectateurs (seulement).

Nicolas Payton

Nicolas Payton

Johnny Vidacovich assurait plus qu’un accompagnement mais réalisait une véritable performance pour notre plus grand plaisir.

Johnny Vidacovich trio

Johnny Vidacovich trio

Belle soirée avec une musique de rêve.

Nous dédions ce très beau concert à un de des plus fervents supporters d’ Action Jazz, notre copain Pierre, disparu ces jours derniers.

 

Nola’s news # 49

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

A New Orleans, tout commence par une « second line » (parade) et c’est sous une chaleur étouffante qu’un Brass Band et ses danseurs déambulaient dans le parc Louis Armstrong lors du traditionnel rendez-vous du jeudi « Jazz in the Park ».

Second line

Second line

Tout ce petit monde démarre du pied de la scène et sillonne le magnifique parc, entraînant derrière lui une foule de gens, ombrelles et mouchoirs blancs en mains, jusqu’au pied de la statue de Satchmo (Louis Armstrong)

Second line

Second line

pour une petite démonstration de danse au son des thèmes festifs de Tremé. C’est au tour du chanteur-tromboniste Glen David Andrews d’animer la grande scène. Il rendait hommage à son cousin disparu Travis « Trompet Black » Hill et enchaînait, lui aussi, les succès de Tremé, repris allègrement par les spectateurs.

Glen David Andrews

Glen David Andrews

L’ambiance montait de plus en plus et l’on commençait à danser, un jambalaya dans une main et une bière dans l’autre. Ca, c’est Nola : la musique, la danse … et la bouffe !

Glen David Andrews

Glen David Andrews

Les gens affluent, habillés quelque fois d’une façon excentrique et faisant le va-et-vient au stand de boissons (même alcoolisées) et s’en donnaient à coeur joie car « Jazz in the Park » est toujours une fête où on vient en famille retrouver les amis pour un moment de partage.

Glen David Andrews

Glen David Andrews

L’ambiance devait encore monter d’un cran quand les « Wild Magnolias » avec l’excellent pianiste Tom Worrell

Tom Worrell

Tom Worrell

le formidable chanteur, showman, Bo Dollis Jr

Bo Dollis Jr

Bo Dollis Jr

et les « Mardi Gras Indians »

Indian

Indian

faisaient leur apparition sur scène pour un show d’1h30. Bo Dollis faisait chanter et danser l’assistance comme il sait si bien le faire et, malgré la forte chaleur, les indians dansaient sur scène avec leurs splendides costumes.

"Mardi Gras Indians"

« Mardi Gras Indians »

Bo Dollis, les Wild Magnolias et les Indians mettaient littéralement le feu dans le parc avec leurs chants et danses particulièrement entraînantes.

Bo Dollis et sa soeur

Bo Dollis et sa soeur

Bref, une fin d’après-midi comme on les aime.

Nola’s news # 48

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

Tous les mercredis, le club « d.b.a. », sur la plus musicale rue de New Orleans, Frenchmen street, reçoit Walter « Wolfman » Washington et il y a toujours beaucoup de monde qui vient l’écouter.

Walter "Wolfman" Washington

Walter « Wolfman » Washington

Non, il n’est pas hué quand il entre sur scène mais c’est au cri du loup (wolfman) que ses supporters l’accueillent. Walter Washington est un excellent guitariste et un très bon chanteur. Mais, chanteur de quoi …? Il est inclassable car il touche un peu à tout. Ce soir encore, il le prouve en commençant par de la soul puis un blues et enchaîne avec un morceau jazz de sa composition.

Walter "Wollfman" Washington quintet

Walter « Wollfman » Washington quintet

Il continue avec du funk et bien sûr, tout le monde danse. Maintenant, c’est du rythm’n blues et quand il appelle une chanteuse (une petite mamie très dynamique) pour interpréter quelques classiques du genre, on est toujours dans le même registre.

Walter "Wolfman" Washington et sa chanteuse

Walter « Wolfman » Washington et sa chanteuse

Mais très vite, la chanteuse part dans la soul pour le plus grand bonheur des spectateurs qui chantent à tue tête les refrains. Les musiciens sont alors stimulés par la bonne ambiance qui règne dans le club et réalisent chacun leur tour, de superbes chorus. Les spectateurs en redemandent encore et encore, en chantant et dansant … un verre à la main. Normal, on est à Nola !  Le quintet en termine alors par du funk endiablé … et c’est encore une bonne soirée de passée.

La Jam du lundi au Baiser Salé (Paris)

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par Philippe Desmond

La rue des Lombards à Paris dans le quartier des Halles est un haut lieu de la musique jazz. Le Sunset, le Duc des Lombards et le Baiser Salé en sont les endroits les plus prisés dans des genres différents.
Le Baiser Salé se distingue par sa touche afro, antillaise, fusion, il est reconnu comme le top des clubs en matière de musique métissée. De grands musiciens y ont fait leurs débuts parisiens : Richard Bona, Taffa Cissé, Etienne MBappé, Linlay Marthe, Geoffroy de Mazure, Émile Parisien, Angélique Kidjo, Laurent Vernerey, Loïc Ponthieu, NGuyen Lê. D’autres le fréquentent et y jouent régulièrement, Mario Canonge, Michel Zenino, Felipe Cabrera, Rémi Vignolo, Sylvian Luc, les Belmondo, Roger Biwandu…
Chaque lundi soir c’est jam sous la houlette de François Constantin un sacré percussionniste qui vient de finir la récente et remarquable tournée de Véronique Sanson. François est le fils de Jean Constantin immense artiste de music-hall qui chantait des pépites – « le Pacha », « les Pantoufles », « Ma Petite Rime » – et écrivait aussi pour d’autres. « Mon manège à moi » de Piaf c’est lui, « les 400 coups » aussi. François en a reçu son humour sa gouaille et son gabarit bien charpenté. Sa maman vous ne la connaissait peut-être pas mais sa voix oui, en effet Lucie Dolène n’est autre que la voix française de Blanche Neige de Walt Disney.
La salle est au premier étage du bar du même nom, pas très grande mais optimisée. On est les uns contre les autres et il y fait vite chaud d’autant que la musique « n’arrange pas » les choses. Mais on ne meurt pas de soif, on y consomme comme dans un bar avec un simple surcoût de 7 € sur la première consommation. On y croise souvent Gérard Darmon un fidèle des lieux.
La scène est minuscule : à droite un piano droit contre le mur, à gauche une batterie, au milieu les congas et la batterie de samba et dans les espaces intermédiaires un bassiste, selon le cas un sax ou autre. Cinq six c’est le maximum.
La jam commence vers 21h30 par un set plus ou moins long avec les musiciens du jour mais toujours avec François aux percus. Ce lundi il était entouré de Thierry Fanfant l’immense bassiste (Lavilliers entre autres), Mickael Lecoq au piano, excellent et Nicolas Viccaro l’étoile montante de la batterie. Entre autres titres « Pata Pata » de Myriam Makeba, « Ride like the wind » de Christopher Cross tous traités à la sauce hot jazz avec de gros chorus bien endiablés. Nicolas Viccaro a été extraordinaire, seul ou en battle avec François Constantin. Il est capable d’une polyrythmie magique ; un grand.
Ce lundi après un long et tonitruant set on passe à la jam, d’abord avec les invités de François – dont la prometteuse chanteuse guitariste de soul Hyleen Gil, ou encore le pianiste Vincent Bidal – puis avec les anonymes.

Mais d’abord on fait l’inventaire des musiciens présents : il y a des bassistes ? Oui tu t’appelles comment ? Et toi… Des batteurs ?….Des saxophonistes ?… C’est le marché aux musiciens, passage amusant de la soirée. Puis la jam démarre, François compose les groupes au feeling, on se met d’accord sur le tempo, la tonalité d’un standard et ça part. Pour avoir assisté à plusieurs jams je peux dire que certains – tous quasiment ! – soirs c’est de la magie pure. Il y a des moments de folie comme ça au débotté. Et de belles surprises parfois avec des musiciens internationaux de passage…
Donc le lundi soir à Paris c’est Baiser Salé ou rien, allez-y en confiance et saluez François de ma part c’est un gars épatant.
http://www.lebaisersale.com/

Nola’s news # 47

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

Une invitation à assister à l’enregistrement d’un CD, ça ne se refuse pas. Nous avons eu la chance d’être invité par un des bassistes néo-orléanais des plus actifs dans le domaine du jazz, James Singleton pour la réalisation de sa dernière œuvre.

James Singleton

James Singleton

Cela se passait dans un studio de la banlieue de New Orleans, ou plutôt un vaste hangar où sont réalisés également des petits tournages de film. Donc, un endroit quelque peu improbable puisqu’on se trouvait au milieu de décors bizarres comme un cercueil et des croix avec des têtes de vaches. James aime bien ces endroits marginaux, sortant du commun. Du matériel performant était mis au service des musiciens par 2 techniciens très professionnels. L’un assurait l’enregistrement et l’autre prenait des photos et filmait le sextet en action.

Séance d'enregistrement

Séance d’enregistrement

James avait souhaité que les musiciens soient disposés en rond afin que tous puissent se regarder et donc mieux communiquer par le regard. James stressait, ne voyant pas arriver un de ses amis musiciens et complice de la mouvance expérimentale. Mike Dillon arrivait enfin et après avoir débarqué tous ses instruments, quelque fois de fortune, la séance pouvait commencer. James Singleton distribuait les partitions déjà étudiées par l’ensemble.

Mike Dillon

Mike Dillon

James Singleton a réuni pour son nouvel ouvrage des musiciens chevronnés et reconnus tels que donc, Mike Dillon au vibraphone et diverses percussions, le guitariste Jonathan Frielich,

Johnatan Frielich

Jonathan Frielich

2 super saxophonistes, Rex Gregory au ténor, piccolo, fifre et à la clarinette,

Rex Gregory

Rex Gregory

l’excellent Brad Walker à l’alto, ténor et baryton,

Brad Walker

Brad Walker

et Justin Peaks à la batterie.

Justin Peaks

Justin Peaks

Le maître assurait la contrebasse et bien sûr les compositions.

James Singleton

James Singleton

Il ne fallait que 3 heures de temps pour réaliser cet enregistrement et tous les musiciens étaient cool, maîtrisant parfaitement les sollicitations de James Singleton. Tous faisaient preuve de grand professionnalisme et démontraient leur talent en interprétant la musique bien écrite de James Singleton.

James Singleton & Mike Dillon

James Singleton & Mike Dillon

Mike Dillon est toujours aussi passionnant à regarder comme à écouter car il saute sans arrêt d’un instrument à un autre avec une imagination débordante. C’est un magicien du son ou des sons. Il faut le voir déballer de sa « caisse à jouer » tous ses instruments improbables et qu’il utilise toujours à propos pour chercher le son adéquat. Un génie qui s’entend forcément bien avec l’autre génial James Singleton.

Mike Dillon

Mike Dillon

Rex passait du picolo au saxophone ténor et au fifre avec brio,

Rex Gregory

Rex Gregory

Rex Gregory

Rex Gregory

et Brad, de l’alto au ténor puis au baryton avec une aisance incroyable.

Brad Walker

Brad Walker

En tous cas, c’est un jeune musicien à suivre de près.

Brad Walker

Brad Walker

Je ne parlerais pas de la musique avant le mixage du CD, d’autant que James Singleton a encore quelques idées qu’il pourrait rajouter mais assurément, ce sera un très bon recueil de musique improvisée mais écrite, allant donc vers le free jazz. Attendons donc avec curiosité la sortie de ce nouvel album qui ravira, j’en suis certain, les amateurs de liberté musicale.

James Singleton

James Singleton

James Singleton est un musicien à suivre (ou à découvrir), débordant d’idées, très demandé par beaucoup de formations et pilier d’ « Astral Project » (à écouter impérativement). Et, il est particulièrement sympathique, ce qui ne gâche rien. C’est un réel bonheur de connaître et de côtoyer un tel musicien et un personnage hors du commun et aussi génial.