Akoda invite Gaston Pose au Caillou

par Philippe Desmond, photos Philippe Marzat.

Le Caillou, jeudi 29 octobre 2016

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Akoda chez Action Jazz on les connaît par cœur. Ben non, perdu !

Akoda c’est trois musiciens, ou quatre, ou cinq ou plus. Akoda c’est du jazz, du jazz créole comme ils le précisent et vous savez tous que ce qui caractérise le jazz, le vrai, c’est qu’il est imprévisible.

Confirmation ce jeudi soir au Caillou où je me rends par amitié, par plaisir bien sûr mais certain de ce que je vais entendre ; le samedi matin précédent j’étais aussi allé les écouter en show case au magasin Cultura de Bègles ; j’y avais même amené mes petits enfants de trois ans dont je me charge de l’éducation musicale… Ce jour là ils étaient quatre, Valérie Chane-Tef bien sûr, la pianiste compositrice leader du groupe, Franck Leymerégie aux percussions, Benjamin Pellier à la basse et François-Marie Moreau aux sax.

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Ce soir FM n’est pas là. Par contre une surprise nous attend en la personne de Gaston Pose (prononcer Possé) qui va compléter le groupe avec sa guitare de jazz.

Gaston Pose on le connaît notamment avec le Tri Nation guitar trio où lui l’Argentin joue avec le Français Yann Pénichou et l’Australien Dave Blenkhorn ; trois nations de… rugby. Valérie l’a invité, comme ça pour le plaisir, pour notre plaisir. Finalement vu d’ici l’Argentine n’est pas si éloignée des Caraïbes et ça devrait fonctionner ; ça va fonctionner et drôlement bien même. Gaston va amener sa touche latine, voire brésilienne en écho au piano chaloupé de Valérie. Pourtant il ne retrouve plus son médiator, pas son médicament mais son plectre, ce bout de plastique qui sert à pincer les cordes. Qu’à cela ne tienne une personne de l’assistance en découpe un dans une carte Fnac et voilà le travail !

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Le trio est en osmose parfaite, ils se connaissent par cœur, tombent toujours juste sur des rythmes parfois complexes et prennent visiblement du plaisir partagé ; Gaston Pose va s’intégrer avec justesse, écoutant d’abord, plaquant quelques accords discrets puis se lançant dans des chorus impeccables.

Les thèmes de l’album Mariposa sont égrainés et les ailes du papillons trouvent ce soir une couleur nouvelle et aussi chatoyante. Valérie, en chemise cravate s’il vous plaît, mène le groupe et dialogue tranquillement avec le public lors des transitions. Elle est toujours à la recherche du titre pour un morceau et demande au public de l’aider ; ça fait six mois que ça dure ! Je propose « Latino Concerto » libre de droits.

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Morceau de bravoure du groupe le « Bonnie and Clyde » de Gainsbourg adapté d’un arrangement du pianiste Pierre-Alain Goualch (chronique du 24/05/2016 au Baiser Salé) ; du pur plaisir. Benjamin – qui me dira à la pose ne pas s’entendre, nous oui – y excelle à la basse sur un riff envoûtant.

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Franck, aux percussions, on dirait Shiva ; on ne sait pas combien il a de bras et de mains il est toujours époustouflant.

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Il me vient à l’esprit que comme ce soir Gaston est là ils pourraient aussi jouer du Nino Ferrer, « le Téléfon » par exemple mais j’ai trop honte de leur demander…

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Je préfère écouter les rythmes de maloya ou des morceaux venus de Guadeloupe, de la Réunion, berceau de Valérie, ou …des USA avec le « Children Song » de Chick Corea. On a même droit au standard des standards, avec « Caravan » qu’on imagine sur ces tempos, transporter des feuilles de tabac à cigare à Cuba plutôt que du sel au Sahara…

Voilà, encore une soirée qu’il ne fallait pas rater, ouf on y était !

Akoda sera ce mercredi 5 octobre au Point Rouge quai de Paludate, peut-être y aura t-il une autre surprise ?

Ah ! Au fait après le concert Gaston a retrouvé son médiator au fond de sa poche…

http://akoda.e-monsite.com/

 

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Je (ne) hais (plus) les dimanches

par Philippe Desmond.

Le problème des dimanches c’est qu’ils finissent par se terminer et débouchent ainsi sur le lundi. Pour beaucoup la reprise du boulot avec certes ses satisfactions mais aussi ses contraintes et ses soucis, pour d’autres l’absence de boulot et ses désagréments. « Je hais les dimanches » avait chanté Juliette Gréco. Et bien Action Jazz a trouvé la parade et depuis un moment déjà : aller écouter du jazz ! Et oui plutôt que se fader Drucker en fin d’après-midi et le film saucissonné de pubs un peu plus tard, il est ainsi possible de passer une belle soirée musicale à Bordeaux.

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On peut commencer à 18h30 au Molly Malone’s quai des Chartrons et cela de septembre à juin au moins. Ce soir c’est un de nos groupes favoris qui opère, Akoda en trio pour l’occasion – du moins au début – avec autour de Valérie Chane-tef, la pianiste compositrice, les fidèles Franck Leymerégie au set de percussions et Benjamin Pellier à la basse. On connaît leur jazz créole inspiré, teinté de des rythmes antillais et réunionnais , leurs envolées lyriques et chaleureuses avec une belle énergie et beaucoup d’élégance. Les trois sets, comme au tennis, vont nous le confirmer. D’autant que très vite le trio accueille un invité, qui n’en est pas vraiment un, François-Marie Moreau, « FM », au soprano et au chant avec notamment un très beau « Nature Boy ». Leur répertoire reprend les titres du dernier EP « Mariposa », pour la plupart composés par VCT, plus la très belle version, méconnaissable pour beaucoup, de « Bonnie and Clyde » de Gainsbourg et quelques standards dont un « Caravan » modèle de luxe, toutes options, double essieu et surtout de toute beauté. Duke a dû apprécier. Précisons qu’au troisième set un vrai invité a complété le groupe, finissant ainsi en quintet, Michaël Geyre, l’excellent accordéoniste du Peuple Etincelle, la formation jubilatoire et inclassable de la galaxie Lubat.

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La chaleur est encore intense et la musique en rajoute, obligeant le public à tester la large palette de couleurs de ce pub irlandais ; blanche, blonde, rousse, ambrée, brune, il y en a pour tous les goûts. Quant au fish and chips, le simple fait ce soir de le regarder vous fait couler de grosses gouttes sur le front. Mais pourtant fish and chips et burgers traversent sans cesse la salle aux mains des serveurs affairés. Du monde, beaucoup de musiciens venus écouter leurs collègues et amis, une ambiance conviviale et bon enfant, de la très bonne musique, une fin de dimanche après-midi idéale.

C’est fini, il est 21h30, il faut rentrer. Et bien non, ce serait trop triste.

Direction le CanCan, rue du Cerf Volant dans le vieux Bordeaux, où ça guinche jusque dans la rue au son de la musique New Orleans. Le lieu n’est vraiment pas très grand et malgré la clim il y règne une chaleur tropicale. Il faut dire que Perry Gordon & his Rhythm Club rajoutent des calories au climat général. Quatre musiciens sans retenue pour le plus grand bonheur des danseurs que l’étroitesse du lieu ne décourage pas : Ben Ransom à la trompette et au chant, Denis Girault à la clarinette, Nicolas Dubouchet à la contrebasse et le nouveau du groupe Florian Mellin à la guitare dobro.

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Bonne nouvelle, ici la musique New Orleans attire des hordes de jeunes qui viennent faire la fête et danser. On oublie trop que le jazz est à l’origine une musique festive et ce lieu vivant nous le rappelle. Déco vintage hétéroclite, bière artisanale locale et une belle carte de cocktails originaux aux noms insolites comme « Joyeux Bordel », « Sans Culotte », « Fallait que j’en prende ? », à base de breuvages aux noms oubliés, Guignolet, Rinquinquin…

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Sur scène, car il y en a une, Ben Ransom anime la soirée de son fort sympathique accent anglais, alternant la trompette et un chant aux effets eux aussi vintage. Répertoire old jazz, blues New Orleans et beaucoup de swing, la clarinette entraînante de Denis Girault faisant plus que répondre à la trompette. La rythmique souvent déchaînée de la contrebasse et de la dobro contribue à ne pas vous laisser de marbre ! Un bien bon moment.

Minuit approche, le Mississippi va redevenir Garonne, petit à petit les danseurs repartent réalisant qu’apparemment demain c’est lundi. Et oui cette fois c’est fini. Mais mardi ça redémarre chez le Pépère avec la jam mensuelle !

 

Akoda en liberté au Caillou

par Philippe Desmond, photos Pierre Murcia.

Je l’avoue, Akoda fait partie des chouchous d’Action Jazz, de par la personnalité de son leader la pianiste compositrice Valérie Chane-Tef , la qualité musicale proposée, le talent du groupe et les différentes formes que celui-ci peut prendre. En quintet avec chanteuse, en quartet sans chanteuse, en quartet avec chanteuse invitée – Ceïba – et ce soir en trio. Prosaïquement c’est un format idéal pour l’exiguïté du Caillou – ce soir encore archicomplet – cela va s’avérer un format idéal pour la liberté musicale.

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Valérie est bien sûr au piano et au clavier électrique, Benjamin Pellier à la basse et Franck Leymerégie au set de percussions. Toujours une curiosité d’ailleurs que de voir ce dernier, baguette dans une main l’autre sans rien, s’activer sur cet étrange équipage, mélange de batterie et de percussions, notamment un cajon installé à l’horizontale (!), cloche, cymbales de toutes tailles, congas, bendir… La sobriété matérielle de son collègue Benjamin contraste, quatre cordes seulement à une époque où les basses en voient le nombre augmenter, pas d’effets ; si justement ce soir il y en aura : un !

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Le répertoire on s’y attend va tourner autour de leur dernier EP « Mariposa » mais, on s’y attend moins, va comporter quelques belles surprises. Aux titres de l’album comme « Mariposa », le presque tube « Ou pas » et d’autres, vont venir s’ajouter de nouvelles compositions et des arrangements de titres d’autres artistes.

La première surprise pour un groupe se réclamant du « jazz créole » est la reprise de « Seven Days of Failing » d’E.S.T le trio suédois. Le regretté Esbjörn Svensson est un des pianistes favoris de Valérie Chane-tef, ceci explique cela. La douceur et le balancement du thème conviennent très bien à Akoda et l’adaptation est très réussie.

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Le public est appelé à baptiser un nouveau titre pour le moment intitulé par Franck « easy » en référence au easy listening qu’il est certes au début mais plus trop à la fin tant le tempo va se durcir. Pour le titre on cherche toujours.

Dans cette formule en trio le groupe est vraiment en totale liberté, plus de « contraintes » liées au chant. C’était le souhait de Valérie Chane-tef que de proposer cela, permettant ainsi une approche plus libre et donc plus jazz, les chorus et improvisations n’étant plus freinées par la structure musicale découlant du chant. Une autre façon de mettre en valeur ses propres compositions. La couleur du groupe est toujours bien présente avec cette forte assise de la basse, colonne vertébrale de l’édifice, parfaitement tenue par Benjamin, l’omniprésence et la créativité des percussions du toujours surprenant Franck et bien sûr le toucher subtile et chaloupé de Valérie ; on pense notamment à celui de Mario Canonge ce maître antillais du piano.

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Une autre reprise va arriver avec « Cinéma G » du jeune pianiste israélien Shaï Maestro interprété avec une extrême délicatesse par Valérie, Benjamin et Franck jouant tout en retenue. Tiens au fait le piano du Caillou va mieux, un accordeur a dû passer par là.

Le public – très à l’écoute pour un restaurant – est à nouveau sollicité pour deviner le thème qui arrive avec cette ligne de basse envoûtante et répétitive ; oui bon sang mais c’est bien sûr ! Je n’en dirai pas plus pour vous laisser le découvrir quand vous irez voir Akoda ; juste quelques indices, disons que cela évoque un couple de gangsters et que la version originale est chantée par un mec pas dégueu. Vous pigez ?

Un autre des pianistes préférés de Valérie est appelé en la personne de Chick Corea avec un arrangement du mélodieux « Children’s song » . Le piano chante.

Et bien sûr la Guadeloupe, Cuba, la Réunion, autant de contrées qui seront évoquées musicalement à travers les titres joués. Akoda a vraiment une signature reconnaissable, c’est une qualité.

Alors qu’après les ovations la salle s’est vidée, un couple revient et s’approche de Valérie Chane-Tef. La dame guadeloupéenne, très émue, lui dit qu’elle est revenue car elle n’arrive pas à partir sans l’avoir embrassée tant elle a été bouleversée par le concert. Le genre de récompense que les vrais artistes apprécient ; Valérie apprécie.

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Akoda en quintet – avec sa chanteuse historique Mayomi Moreno – jouera au festival de Saint Emilion le samedi 23 juillet à 17 h.

Un papillon sur un Caillou ; Akoda Instrumental

par Philippe Desmond ; photos Thierry Dubuc

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Valérie Chane-Tef est une femme de caractère, un petit gabarit mais une forte personnalité. Ce soir en s’installant au Caillou elle a carrément fait pivoter le grand piano d’un demi-tour à la grande surprise de Benoît le maître des lieux. Personne n’avait jamais osé le faire ni le demander ; elle l’a fait sans le demander et elle a eu raison, se retrouvant ainsi physiquement au centre de son quartet  comme elle se retrouve au centre de son nouveau projet, Akoda Instrumental.

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Action Jazz en a déjà parlé dans la dernière Gazette Bleue, l’idée de cette variante d’Akoda sans la chanteuse Mayomi Moreno – à qui Valérie va rendre un bel hommage – est donc de redonner à la pianiste-compositrice l’importance et la liberté que la présence de parties chantées limite un peu.

Pour l’entourer on retrouve l’excellent François-Marie Moreau qui va nous montrer l’étendue de son talent et de son matériel, du sax soprano au magnifique et rutilant sax baryton en passant par le ténor et la flûte ; il va mettre se commettre sur un mini xylophone genre jouet, faisant dire à Alain Piarou – le président d’Action Jazz pour ceux qui l’ignoreraient encore – que maintenant qu’il est un grand il pourra en commander un vrai au Père Noël. Une ambiance amicale en plus ce soir comme vous le voyez.

A la basse toujours Benjamin Pellier qui dans son rôle apparemment paisible de rythmeur de fond va nous livrer une prestation de haute volée, finissant en sueur tel un guitar hero. Il est excellent dans tous les registres et son apport est énorme. Sa ligne de basse chantante sur une des rares reprises va nous envouter un moment avant que nous ne reconnaissions le titre : « Bonnie & Clyde »  de Gainsbourg.

Au set de percussions bien sûr Franck Leymerégie va, comme il le dit lui-même, nous « faire sa tambouille ». Avoir la chance d’être à côté de lui et de voir fonctionner cette fabrique artisanale – mais tellement pro – de sons et de rythmes est un vrai bonheur. Baguette dans une main, rien dans l’autre, passant de sa caisse claire aux congas, au cajon, aux cloches, au bendir (ah cette vibration !), aux nombreuses cymbales, et à tout un tas de machins, le pied marquant le temps au charley, il est redoutable.

Cette soirée est le premier concert du groupe dans cette configuration et correspond à la sortie de « Mariposa » (Papillon) l’album EP de sept titres, dont six compositions de Valérie. Celle-ci est tendue, elle a le trac, comme les tous les vrais artistes qui prennent des risques, croient en ce qu’ils font et respectent leur public. Ce trac tombe dès que la musique commence et nous allons avoir droit à un vrai festival.

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Le premier set qui commence avec un titre lent sur fond de chants traditionnels va nous livrer l’essentiel de l’album. Citons quelques titres, le mélodieux « Mariposa » l’occasion pour FMM de nous offrir un long et beau chorus de soprano, le superbe « Innocence » dans lequel VC-T plaque des accords délicats, le tube de l’album, « Ou pas », du jazz merengue bien chaloupé où le piano se promène. Quelques reprises d’Akoda réarrangées – avec la patte de Francis Fontès – complètent le set avec bonheur. La joie règne sur scène et dans la salle, on est drôlement bien !

Le second set est résolument plus débridé avec des reprises et plus de liberté dans les chorus. Il commence en trio –sans FMM – et le piano rayonne, Valérie est en liberté elle en profite, se régale et nous régale. Quel talent. De « Batarsité » du Réunionnais – comme elle – Danyel Waro au vieux standard « Softly, as in a Morning Sunrise » en passant par une version exceptionnelle – et méconnaissable longtemps – du « Bonnie & Clyde » de Gainsbourg nous allons avoir droit à une prestation exceptionnelle. Le public est mis à contribution pour des « palmas » pas si simples et il assure ! Le quartet est au taquet, souvent en battle à quatre !

En rappel Akoda Instrumental nous joue « Y que tu quieres » ; ce que je veux c’est d’autres soirées comme celle-ci, tiens pourquoi pas au Siman, quai de Queyries à Bordeaux mercredi prochain, le 30 septembre à 21 heures ; on prend les mêmes et on recommence !

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Au fait le piano ? Aux dernières nouvelles il devrait rester comme ça.

Akoda chez Alriq

Par Philippe Desmond

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La nuit tombe sous les lampions, un massif paquebot glisse devant la guinguette, quittant Bordeaux vers le large, mais le voyage est aussi pour nous qui sommes restés à terre, Akoda va nous entraîner vers d’autres horizons, de l’autre côté de l’Atlantique, vers des contrées créoles, vers Cuba, vers le Brésil, vers l’Argentine…

Akoda c’est un des nombreux projets (Djazame, Ceïba, Nougaro en 4 couleurs) de Valérie Chane-Tef pianiste et compositrice, un groupe lauréat du tremplin Action Jazz en 2014, avec autour d’elle Mayomi Moreno au chant, François-Marie Moreau aux sax, à la flûte et à la clarinette basse, Benjamin Pellier à la basse et Franck Leymerégie aux percussions. Tous d’excellents musiciens.

Du « jazz créole » pour les racines afros comme elle le définit mais aussi latino, chaleureux, coloré, chaloupé, fait en majorité de compositions originales. Jazz, car les chorus et les développements sont là et même bien là. On  passe de la sensibilité au groove avec le même bonheur et toujours avec élégance. « Mano à Mano » pour débuter, titre de leur premier EP puis de nouvelles compositions comme « Mariposa » de leur prochain album dont un coin de voile se lève ; en effet Mayomi ne chante pas tous les morceaux, le groupe joue en quartet ou même en trio, quelques pistes pour le contenu de ce disque qui sortira le mois prochain… La Gazette Bleue de septembre vous en dira plus.

Après la pause et dans une fraîcheur certaine – et oui ma pauv’ dame, passé le 15 août l’été c’est fini… – on va avoir droit à un vrai festival avec notamment des invités surprises. Un nouveau titre magnifique « Inocencia » est l’occasion d’inviter Laurent Maur à l’harmonica, s’intégrant instantanément au groupe ; on vous l’a dit, c’est du jazz. Puis Emilie Calmé et sa flûte vont faire partie du voyage vers le Brésil pour une composition magnifiquement chantée par Mayomi. Le public joue le jeu, l’ambiance monte, certains dansent, on oublie la fraîcheur bordelaise. A propos monsieur Alriq si on avançait un peu l’heure des concerts maintenant ?

En rappel le groupe reprend l’endiablé « Acompaña la”, une cumbia, avec Ouriel Ellert invité à la basse qui va nous allumer une rythmique de feu bienvenue.

Beau voyage et belle soirée avec ce groupe finalement assez rare mais qu’on reverra avec plaisir le 23 septembre au Caillou pour nous présenter son nouvel album.

Jazz [at] Botanic 2014 – Actes 1 et 2 – Un festival beau et tannique

Écrit par Dom Imonk

Parue le 01 septembre 2014 dans la Gazette Bleue N° 6

programme

Pour la 2° édition de leur festival, Benoît Lamarque (directeur) et Cédric Jeanneaud (directeur artistique) ont prévu dix jours de festival, répartis en deux sessions : cinq soirées du 23 au 27 juillet et cinq soirées du 13 au 17 août. Une courageuse programmation où la beauté de la musique s’est enivrée sans honte d’élixirs sonores divers, dont certains aux tannins les plus hirsutes. A noter que, luxe suprême, Lee Konitz était le prestigieux parrain de la première session.

La première session (résumée), dont vous pouvez retrouver les chroniques complètes des Mercredi 23/07, Vendredi 25/07 et Samedi 26/07 sur http://www.blogactionjazz.wordpress.com (rubrique « Les chroniques de concerts »), a débuté avec le Emanuele Cisi quartet, et Lee Konitz en invité.
Avec cette élégance italienne qui séduit, Cisi (ts) a mené un quartet qui fonctionne à merveille : Dave Blenkhorn (g), épatant, Nicola Muresu (cb), imperturbable, et le très précis Adam Pache (bat), ces deux assurant belle rythmique. Lee Konitz (as) les a alors rejoints, d’abord en duo avec un Dave Blenkhorn très à l’écoute. Dialogue tout en retenue, très touchant. Même impression quand le reste du quartet est revenu. Délicieux échanges, faits d’écoute, de respect et d’union. Du très beau jazz.
Ensuite, le Émile Parisien 4tet est venu nous jouer une musique d’urgence. Tout bouge et va très vite. Il y a du jazz là-dedans, et de l’énergie rock, grâce au puissant jeu de Sylvain Darrifourcq (bat), mais aussi à Ivan Gélugne (cb) qui drive en mode primal, bâtissant avec le batteur des transes portant le leader. Julien Touéry (p) est excellent en mode « classique », et en « apprenti sorcier » qui aime à expérimenter. Enfin, Émile Parisien (ss) est au plus haut, les victoires du jazz 2014 l’ont récompensé à juste titre. Au final, ces quatre garçons nous ont emballés ! A surveiller de près !
Le Jeudi soir, nous avons eu de très bons échos du Trio Corneloup, Labarrière, Goubert. En revanche Lee Konitz aurait quitté un peu tôt, l’invitation à jouer avec Le Petit Orchestre du Dimanche, ce qui est bien dommage…
Le Vendredi soir, le public attentif a aimé la fraîcheur bienvenue du trio de Edwin Berg (p, compos), Eric Surménian (cb) et Fred Jeanne (bat, compos) qui débutait la soirée. Le pianiste dirige en douceur ce trio très homogène. Les trois hommes jouent une musique élégante et romantique. Le concert s’est terminé avec tact sur un touchant « Remembering you » dédié à Charlie Haden.
Puis un intermède imprévu nous a permis d’écouter un Lee Konitz détendu et souriant, dialoguant sur deux morceaux, avec le jeune pianiste Dan Tepfer, dont le jeu est superbe.
L’AÉROPHONE, splendide trio, est revenu cette année, avec Glenn Ferris en invité. Les compositions de Yoann Loustalot (tp) sont belles, amples, singulières et gorgées d’humour. Bel hommage à Glenn Ferris, « Old music for a new horn » a ouvert le concert. Transmission de pensées et précision d’impacts font force. Drumming lumineux de Fred Pasqua, dont le drive puissant s’associe aux belles lignes de basse de Blaise Chevallier. Enfin, tout au long du concert, on a senti Yoann Loustalot et Glenn Ferris très complices, la trompette et le buggle énergiques et racés de l’un s’accordant avec bonheur aux très belles phrases du trombone de l’autre. On aimerait une suite !

Le Samedi soir, gros passage d’ovni sur le Caillou ! TOONS ! Malgré des albums enthousiasmants – « Can you Smile ? » (ayler records) du Théo Ceccaldi trio + Joëlle Léandre et « 7 nains » (Tricollectif) de Toons – on ne pouvait pas s’attendre à une telle bombe sur scène. Le concept de l’album, ce sont les 7 nains. Les Toons se définissent comme « mi-figue, mi-punk » et l’on aborde tout, par bribes, éclairs, ou citations instantanées. Presque tout y passe, jazz, post-rock, prog, jazz-rock, bruitisme, contemporain même….C’est fou, fulgurant, incroyablement bien-maitrisé. Théo Ceccaldi (vln), et son frère Valentin (compo, b, vlc), sont aux commandes. Les autres membres de cette équipe de « cosmiques » furieux livrent aussi un travail considérable et nous ont carrément scotchés: Gabriel Lemaire (as, bs, cl), Guillaume Aknine (g) et Florian Satche (bat). TOONS est un groupe à faire connaître et à programmer. On ne doit pas laisser dépérir de telles fleurs musicales ! C’est une question de vie ou de mort des idées neuves et de la poésie du futur !
Puis intermède sur la scène du restaurant du Caillou, avec Rick Margitza (sax), Peter Giron (cb), Philippe Gaubert (bat) et Dan Tepfer (p). Et un peu plus tard, sur la scène principale, comme la veille, le duo Lee Konitz/Dan Tepfer pour trois morceaux.
Fin de soirée avec le trio d’Alexandra Grimal, aux antipodes de TOONS. Tout est plus intérieur et méditatif. Son discours est souvent coltranien, avec beaucoup d’espace et d’ampleur, et aussi un côté un peu austère. A ses côtés, le remarquable Jozef Dumoulin (p), dont le récent « A Fender Rhodes Solo » (BEE JAZZ) est une totale réussite. Il m’a semblé retrouver, de manière furtive, les sons du Fender Rhodes dans son jeu de piano, ainsi que des allusions à John Cage, quand il traficotait les entrailles de son piano libéré. Il a ainsi offert une contrepartie avant-gardiste à Alexandra Grimal (sax). Enfin, tout au long du set, Dré Pallemaert (bat) a joué avec une élégante assurance et cette folie intérieure contenue dans un drive sans faille. Très beau trio à suivre absolument !
Le Dimanche soir, clôture de cette première session avec FREE UNFOLD TRIO et le Duo Lee Konitz/Dan Tepfer. Très belle soirée à ce qui nous a été rapporté.

La deuxième session a proposé une programmation plus « régionale ». C’est le groupe reQ qui a ouvert le feu. Sans violon ni violoncelle, le groupe s’est retrouvé plus rock et électrique qu’à son habitude. Cinq compositions d’une singulière vitalité d’inspiration, comme ce texte d’Antonin Artaud (L’Arbre) dit par Laurie Batista (micro capricieux au début…) sur « La vache aux mille couleurs/Poisson Lune », ou encore le bel hommage à Lili Boulanger (Psaume) sur l’inquiétant « Lili et la Mort ». Ils adaptent le quartet à des habits plus « post-rock » et free, sur des compositions comme « Petit déjeuner sous un cerisier du japon » ou sur « Lili et la mort », voix presque « hardcore » de Laurie Batista (façon Diamanda Galas). On a adoré « Vert jaune/gris bleu », bel hommage à la place Saint-Michel, signé par un Thomas Saint-Laurent (g) très inspiré, délivrant un très beau chorus. Il s’est également illustré par de magnifiques strates un peu ferraillées, lors du très beau morceau final, sur le désert marocain. Simon Pourbaix (bat) et Thomas Julienne (cb), se sont visiblement (et nous ont) régalés à offrir une puissante rythmique à leur camarade gambadeurs. Un set très vivifiant !

POST IMAGE ! Ce groupe fait partie de notre histoire et de nos cœurs depuis bien longtemps.
On ne compte plus les scènes qu’ils ont partagées avec de prestigieux musiciens, Miles Davis, Wayne Shorter, Joe Zawinul etc…Et ce, à Bordeaux, Andernos, Paris, Montreux, Marciac, et en bien d’autres lieux illustres. Ce qui frappe chez eux, et ce à quoi on succombe à chaque fois, c’est ce jazz-groove instauré en « mouvement perpétuel », aguiché par des touches d’un electro évolutif, et des embruns de « world » qui nous font voyager. De « Gluglu » à « A love supreme », en passant par « Mobile », « Carpe Diem » et « Temine », ils nous ont fait rêver un soir de plus ! Chapeau bas et merci à Dany Marcombe, Freddy Buzon, Patricio Lameira, Jean-Christophe Jacques, Eric Perez et Frédéric Feugas pour la qualité de leur musique et le plaisir qu’ils apportent à leur public, depuis vingt-sept ans !

Changement de décor le Jeudi soir avec deux formations très différentes. Tout d’abord HARMODEON qui réunissait une belle brochette de musiciens, venus d’un peu partout, et même d’outre-Atlantique. Leurs compositions sont belles et d’un jazz frais et soigné. La part belle est laissée aux harmonies et aux arrangements, qui enveloppent un subtil groove fruité. Laurent Maur (harm) mène le bal, par de belles phrases modernes et enjouées. On est ravi de retrouver le « californien » Yves Carbonne à la basse, associant ses lignes solides au magnifique drumming de Stéfano Lucchini. Mentions spéciales partagées aux belles interventions de Ludovic Guichard (g), de Cédric Jeanneau (clav) et de Guillaume « Doc » Thomachot (sax alto).

Puis LE PEUPLE ETINCELLE est venu éclairer et enflammer une nuit bien fraîche. L’une des révélations de cette deuxième session. Des compositions très pointues, qui poussent au voyage et à se remuer. On sent la fête, de la musique de la nouvelle-Orleans, des accélérations façon klezmer, on imagine un bal, des gens heureux et réunis pour danser, rire et boire des coups. François Corneloup avait déjà bien marqué la première session du festival mais là, il a explosé avec son sax brûlant et ses sourires entendus avec les autres fous de l’équipe : Michaël Geyre (acc), Eric Dubosq (b) et Fawzi Berger (zabumba, pandero) ont également mis le feu. L’affaire n’en est pas restée là car ils ont remis ça la semaine suivante à Villandraut, avec en plus Fabrice Vieira (g, chant). Une comète dansante ce groupe !

Le lendemain, soirée de fête avec tout d’abord EBOP. On avait déjà eu le plaisir de les voir au dernier Jazz360. On aime beaucoup cette synergie qui les unit et la force de leur groove moderne. Guillaume Schmidt (saxes) présente les choses avec ce flegme british gorgé d’humour qui lui va si bien. Son phrasé jazz se bonifie avec le temps et il s’est montré peut-être plus « acoustique » qu’auparavant, mais continue d’utiliser des effets électroniques qui enrichissent son jeu. Christophe Maroye (g), est lui aussi en perpétuelle recherche d’idées neuves. Il nous a gratifiés de très beaux chorus, et les sons qu’il obtient avec ses pédales d’effets sont toujours aussi beaux. Didier Ottaviani (bat) nous a encore impressionnés par son puissant drive, et Benoît Lugué par ses lignes très élégantes et profondes de basse, créant un groove intérieur indispensable au son d’EBOP.

Qui mieux qu’AKODA pouvait clôturer ce Vendredi 15 Août ? Leur musique riche et habitée nous fait voyager dans des espaces évoquant une liberté qui devrait être celle de tous les peuples. Les « croyances et la musique de l’Homme africain » étaient à l’honneur. Les compositions d’AKODA expliquent ainsi les origines de certaines des musiques que nous écoutons aujourd’hui, issues de La Havane, de la Nouvelle-Orléans ou de la Réunion. Le chant de Mayomi Moreno est très émouvant et les autres musiciens excellents : Bravo à Valérie Chane-Tef (clav, direction), Benjamin Pellier (b), Franck Leymerégie (percus), François-Mary Moreau (flûte traversière/sax) et, cerise sur le gâteau, Laurent Maur (harm.) en guest !

Le Samedi, Edmond Bilal Band ouvrait la soirée, avec cette fraîche maturité, qui se développe au fil de leurs déjà nombreux concerts. Ils jouent depuis plus de trois ans, en particulier à Marciac où ils ont assuré pas moins de 18 sets lors de la dernière édition ! J’y étais à plusieurs d’entre eux, ça jouait fort bien. L’équipe très soudée est une bande d’amis qui se sont connus pour la plupart au Conservatoire d’Agen. Leurs compositions bien enlevées sont d’un jazz moderne et varié, tendance fusion/funk, mais il y a aussi de belles balades. Paul Robert (saxes), Philippe Gueguen (clav), Mathias Monseigne (el g), Philippe Sifre (b) et Curtis Efoua (bat), sont devenus de véritables professionnels qu’on a plaisir à écouter. Chapeau bas jeunes gens !

A chaque session son ovni et ce soir c’est PAPANOSH qui a atterri, avec un jubilatoire fracas. Son projet : « Oh Yeah », hommage au grand Charles Mingus. Deux invités de marque à son bord: Roy Nathanson, saxophoniste, chanteur et poète, l’un des musiciens phares de la scène alternative new-yorkaise, et Fidel Fourneyron, tromboniste bouillant du nouvel ONJ d’Olivier Benoît. Musique de folie, tout bouge et s’affole à la moindre occasion, des compositions de très haute volée, avec la part belle à l’humour, au libertaire et à l’insolence. Roy Nathanson oblige, on pense aux Lounge Lizards, aux Jazz Passengers mais aussi aux Sotto Voce, groupes qu’il a traversés de ses éclairs. Mais la patte de Papanosh est très présente. Leur précision speedée est carrément du niveau de celle des Mostly Other People Do The Killing par exemple, c’est dire ! Et puis il n’est que d’écouter leur génial « Your beautiful Mother » (2012) pour être convaincu que Thibault Cellier (b), Quentin Ghomari (tp, tbne), Sébastien Palis (acc.clav), Jérémie Piazza (bat) et Raphaël Quenehen (saxes) sont de « vibrants défricheurs », avec du diamant dans la tête et les mains ! Découverte époustouflante et nouvel atterrissage quelques jours plus tard à Villandraut !

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Autre belle découverte en ce Dimanche soir avec THE KHU. On connaissait déjà le bassiste Benoît Lugué, pour l’avoir écouté groover façon Motown avec EBOP, mais aussi comme membre de FADA, avec son frère rythmique, le batteur Vincent Sauve. Souvenir encore très vif d’un concert spectacle de FADA à l’école du Cirque, non loin de la Base sous-marine de Bordeaux. En revanche, on ne connaissait pas encore bien Nicolas Péoc’h (sax alto, compositions), ni Johan Blanc (tbne, cloches, compositions). On apprend qu’ils s’étaient retrouvés en 2011 à Brest, dans le Nimbus Orchestra, dirigé par Steve Coleman, à l’invitation de Penn-Ar-Jazz. On retrouve l’influence de l’américain dans leur travail, et leurs remarquables compositions n’offrent pas de répit. On est comme aspiré dans une transe rythmique. Leur album « happy ? » (offoron 2014) confirme cela. Ils sont chacun des musiciens de très haut niveau, et leur jeu collectif est impressionnant de cohésion et force l’adhésion immédiate. On ressort subjugué ! A suivre de très près !

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Pour clôturer le festival, Batépatù est venu apporter du bon rythme funk brésilien, propice à la fête. Il faisait bien frais mais les musiciens s’en sont donné à cœur joie et une partie du public a même dansé. Alê Kali chante avec beaucoup de cœur et dirige avec le sourire ses musiciens. Ceux-ci assurent de solides rythmiques, et quelques beaux chorus de cuivre ou de claviers s’échappent de ci de là. Le groupe c’est François Chommaux (g), Thomas Labadens (b), Michael Geyre (clav), Grégoire Merleau (bat), Lionel Solbes (tbne) et Christophe Urbanski (percus), sans oublier deux jeunes musiciens invités du groupe Tango Charly au saxophone et à la trompette.
Belle conclusion à cette deuxième session.

Il faut rendre grâce aux organisateurs d’avoir proposé cette ambitieuse deuxième édition de Jazz [at] Botanic. La programmation a été riche et très éclectique, ils l’ont osée et chapeau doit leur en être tiré. Elle a permis à un public (certes un peu frileux) de découvrir des facettes très originales et aventureuses de cette musique, qui les attirera probablement plus sur le long terme. C’est ce que sincèrement on leur souhaite, ainsi qu’une troisième édition en 2015.
Mais pour l’heure, n’oublions surtout pas que la programmation du Caillou du Jardin Botanique se poursuit tout au long de l’année, dans la même diversité et avec la même qualité. Soyons-y tous, souvent !

Dom Imonk

Photos © Thierry Dubuc – 2014

Jazz [at] Botanic 2014 Acte 2, du 13/08 au 17/08 au Caillou du Jardin Botanique (Bordeaux)

Jazz [at] Botanic Acte 2, ça commence ce soir et jusqu’au 17/08/2014 ! Venez nombreux !

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