La Gazette Bleue N° 18 vient de sortir ! Spécial Yoann Loustalot, les festivals & bien plus !

Bonjour ! Voici la Gazette Bleue N° 18 Sept 2016 !

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C’est Yoann Loustalot qui vous y accueille. On a aussi rencontré Thomas Julienne et Stéphane Séva. Visite au Quartier Libre (Bordeaux) et flashback sur des festivals comme Andernos, Monségur, Respire Jazz et Saint-Émilion. Sans oublier les chroniques de disques et vos rubriques habituelles.

Bonne rentrée et bonnes lectures !

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La Gazette Bleue N° 14 vient de sortir ! Bonne année 2016 !

Bonjour ! Voici notre Gazette Bleue n° 14, la première de 2016, année que toute la rédaction vous souhaite heureuse et pacifique ! La flutiste Émilie Calmé vous y accueille. Découvrez nos interviews, portraits, chroniques et playlist, ainsi que les dates de belles réjouissances à venir !

Bonnes lectures !

La Rédaction.

Gazette Bleue N° 14

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La Gazette Bleue N° 11 de Juillet 2015 vient de sortir !

L’été est bien là et la Gazette Bleue n°11 aussi ! Il y a de tout , articles divers, comptes rendus de festivals et de la fête de la musique, des chroniques de disques, des infos concerts, festivals et lieux musicaux, Elle est bourrée comme un sac de voyage, alors bonnes lectures et, surtout, bonnes vacances !

Gazette Bleue N° 11

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ANNE QUILLIER 6 TET – Chronique de « DAYBREAK »

ANNE QUILLIER 6TET DAYBREAK

Par Dom Imonk

Parue le 01 mai 2015 dans la Gazette Bleue N° 10

Découverts il y a presqu’un an, au Festival Jazz 360 de Cénac (33), nous avions été impressionnés par ce groupe. Anne Quillier nous offrit en avant-première ses compositions, fraîches et modernes, empreintes d’une poésie fine et ciselée, avec par moment un côté enjoué, élégant et pêchu, qui relançait cette belle équipée. Une grande qualité d’écriture que nous retrouvons donc dans ce « Daybreak », sorti en début d’année, et qui a très bien été accueilli par la critique. Neuf compositions, aux climats variés, qui se succèdent et comblent nos appétits. Les influences évoquées par le groupe sont de haut vol et on les y ressent. Citons par exemple Wayne Shorter, Ambrose Akinmusire, David Binney, ainsi que Vijay Iyer et Aaron Parks, deux pianistes qui se voient dédié un morceau chacun, « Dance with Robots » pour le premier et « Aaron’s piece » pour le second. Tous les titres émeuvent, mais certaines compositions plus que d’autres, comme « Ondes de choc » ou « Lost continuum », qui ont une profondeur particulière. La qualité de jeu des musiciens est de premier plan, ils ne furent pas lauréats du concours national de Jazz de la Défense pour rien ! Nous sommes définitivement conquis par Anne Quillier, qui excelle au piano et au Fender Rhodes, guettant toute opportunité, ainsi que par ses complices, Aurélien Joly (tp, bu), Grégory Sallet (saxes), Pierre Horckmans (clarinettes), Michel Molines (contrebasse) et le drive de batterie, presque rock par moment, de Guillaume Bertrand. Une chose est sure, si cet album n’est que « l’aube » (Daybreak), alors attendons impatiemment la journée qui la suivra !

Par Dom Imonk

https://labelpinceoreilles.bandcamp.com/album/daybreak

Label Pince Oreilles

VIRET FERLET MOREAU – Chronique de « L’ineffable »

VIRET FERLET MOREAU L INNEFABLE

Par Dom Imonk

Parue le 01 mai 2015 dans la Gazette Bleue N° 10

Le printemps est enfin là, et ce disque arrive à point nommé pour célébrer la délicate beauté des choses qui s’éveillent. Son écoute, le nez à la fenêtre grande ouverte, ouvre l’âme à des éléments qui nous dépassent, et nous laissent muets d’admiration. La nature dans toute sa splendeur, ses grands arbres protecteurs, les fleurs, les parfums, les chants d’oiseaux qui se font la cour…Tout devient petite symphonie de l’instant, à nous de prendre le concert au vol, avec un bouton d’or comme ticket. Ce sont toutes ces impressions délicieuses que m’inspire ce disque dès son ouverture. Tout y semble simple et naturel, alors que ces trois hommes y bâtissent des constructions complexes, enrichies par l’évidente complicité qui les unit depuis plus de quinze ans, avec sept disques à leur actif. Ici, l’atmosphère voit s’animer un jazz vif, à la modernité semblant sans limite, respirant à pleins accords l’air frais et libre du vent contemporain. Jean-Philippe Viret (contrebasse), Édouard Ferlet (piano), signant chacun quatre compositions, et Fabrice Moreau (batterie), auteur du très beau « Valence », forment un trio d’exception, qui évolue bien au-delà de toute notion de virtuosité. Is sont depuis longtemps passés au stade d’après, celui de la création naturelle de beauté, ineffable, pure et accessible à tous. Romantisme et limpidité du piano, solidité et voix plurielle de la contrebasse, précision, clarté et puissance et de la batterie, les trois se testent, se confrontent, se séduisent, puis s’épousent, en une fête rare, servie par une prise de son parfaite. Album indispensable car ivre de sons.

Par Dom Imonk
http://www.viret.com
http://www.melisse.fr/lineffable-trio-viret/

Mélisse MEL666015

Chronique EDMOND BILAL BAND

EDMOND BILAL BAND

Par Dom Imonk

Parue le 01 mai 2015 dans la Gazette Bleue N° 10

En quelques années, Edmond Bilal Band est devenu un groupe incontournable dans la région et s’est forgé une sacrée réputation en live. Bordeaux et ses environs ne sont jamais oubliés, Marciac non plus, près de vingt sets la saison dernière ! Mais no limit pour eux, ne se sont-ils pas retrouvés tout récemment à Douvres, Hambourg et même Berlin ? Tourner forge l’âme des musiciens, et façonne un métier. Et ils le possèdent de mieux en mieux. La route c’est idéal, pour faire tourner des morceaux, roder de nouvelles compositions, accumuler les idées, pour les futurs passages en studio. Et justement, ils en sortent avec un nouvel album très bien né. Le jazz-groove est toujours là, mais en plus pointu et pro, ils ont beaucoup travaillé depuis cet EP que nous avions eu plaisir à chroniquer dans ces colonnes. Tout a évolué en bien. On a ici plus de compositions, onze au total, dont cinq délicieux interludes très brefs, de vrais bijoux qui aèrent l’ensemble. Les titres sont plus charpentés, tournoyants et, surtout, ont cette élégance qui touche et les cale dans nos mémoires. Coup de cœur pour « La Repeinte » (l’hymne ?), « Zealot charge » et « Water Touch II » (ces chorus de guitare !), mais aussi pour le speed de « Spelgo Shuffle » et l’ambitieux « Un p’tit café ». On y retrouve avec plaisir les chaleureuses envolées de toute l’équipe. Aux avant-postes, Paul Robert (as,ts), Philippe Gueguen (p, kbs), Mathias Monseigne (el g) et un beau pacte rythmique pour pousser le tout avec Philippe Sifre (db,b) et Curis Efoua (dms). Vivement les festivals d’été pour les revoir en live, et avec ces morceaux, ce sera épatant !

Par Dom Imonk

https://www.facebook.com/EdmondBilalBand/

Autoproduit

OGGY & THE PHONICS – Chronique « ATLAS »

oggy & the phonics

Par Dom Imonk

Parue le 01 mai 2015 dans la Gazette Bleue N° 10

Oggy & The Phonics est un groupe de cinq jeunes musiciens, d’horizons divers, mais ayant tous commencé très tôt l’étude de la musique. Ils ont étudié à la prestigieuse « Haute École de Musique de Lausanne » (HEMU). Faisons les présentations : Louis Billette (sax), Théo Duboule (el g), Gaspard Colin (el b), Clément Meunier (clar) et Marton Kiss (dms). « Atlas » est leur premier album, il est produit par Free Art Kollectiv et la très belle pochette est signée Simone Ringer (la fille de Catherine). Ce qui frappe d’entrée c’est la qualité d’écriture des onze compositions, qui sont œuvre collective. On est aussi fortement séduit par la précision de l’enregistrement (Alain Wits et Emil Spanyi). Dès « Mi & Fa », on est embarqué dans un voyage à travers de belles histoires toutes simples, mais fort bien construites. L’ambiance est celle d’un jazz mutant de ce siècle, sans barrière. La beauté nostalgique qui habite « Adagio », « Slippery Leaf » et « Lyria » pousse à la méditation, alors que le groove furieux de « Staka » et le speed oblique de « Goûts et couleurs » nous entraineraient plutôt vers quelque piste de danse. Les musiciens ont des jeux très complices et l’humour est parfois bien présent, comme dans le « Buried alive » en deux parties, la première cachant bien le jeu de la seconde. On se régale de leurs chorus, inspirés et plutôt perchés. Chacun a un son très personnel, saxophone, guitare et clarinette s’en donnant à cœur joie, alors que la basse féline et profonde veille et que la batterie, épatante, relance sans relâche. L’album s’achève dans la fureur et la beauté avec « Comme le vent », Midnight bird » et « Air comprimé ». Une petite merveille de disque.

Par Dom Imonk

http://www.oggyandthephonics.com/

UTR 4591/Unit Records/Gema/Suisa