Rick Margitza quartet au Caillou.

 

Par Philippe Desmond, photos Alain Pelletier.

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Pas très loin, mais trop loin d’ici, à Marciac c’est l’effervescence, la grosse usine du festival y produit des quantités de musique, de notes avec un succès constant, mais à Bordeaux la petite fabrique artisanale du Caillou nous façonne de jolies pépites comme par exemple hier soir. Une vraie chance.

Le saxophoniste Rick Margitza se produisait en quartet. Si ce nom ne vous dit rien allez voir son pedigree sur le Net… Il a ainsi joué avec quelques petits musiciens connus, Miles Davis, Chick Corea, Mc Coy Tyner et ce n’est pas par hasard. Il va nous le montrer tout au long de ce magnifique set de standards : l’envoutant « All Blues » de Miles, la légendaire ballade « Cry me a River » et bien d’autres. Un phrasé riche au sax tenor avec de belles envolées et des prises de risques, seul derrière son micro.

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Avec lui l’excellent et sympathique Peter Giron à la contrebasse – Archie Shepp, Luther Allison… – le pianiste parisien Julien Coriatt élégant et lyrique et à la batterie le bordelais Philippe Gaubert, un pilier du lieu, toujours prêt à partager son talent avec d’autres. Un quartet monté pour l’occasion qui a très bien fonctionné et c’est ça qui est remarquable dans le jazz vivant.

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Une terrasse pleine, beaucoup de musiciens attirés par l’affiche et une belle écoute pour un lieu qui est avant tout un restaurant. Mais couvre-feu à 22 heures un collectif de voisins grincheux s’étant formé pour lutter contre le « bruit » ; un jour on va leur envoyer un groupe de métal ils vont comprendre la différence entre du bruit et de la musique…

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